BCIJ : alerte sur la montée de l’embrigadement familial extrémiste

 BCIJ : alerte sur la montée de l’embrigadement familial extrémiste

La dangerosité de la cellule récemment démantelée à Had Soualem met en lumière la recrudescence de l’embrigadement familial comme puissant vecteur d’extrémisme et d’enrôlement de candidats à la commission d’attentats terroristes, a indiqué le directeur du Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ), Cherkaoui Habboub.

Un projet d’attentats déjoué

Grâce à des renseignements précis fournis par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), le BCIJ a mis en échec un projet terroriste imminent en phase de préparation, visant l’exécution d’attentats à l’explosif. Cette opération a conduit à l’interpellation de quatre extrémistes, dont trois frères, affiliés à l’organisation terroriste Daech.

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L’embrigadement familial, un phénomène croissant

Selon M. Habboub, cette « cellule des trois frères » illustre l’émergence d’une menace grandissante, posant de sérieux défis sécuritaires et sociaux. Elle témoigne de la propagation de l’idéologie extrémiste au sein de familles entières, entraînant la constitution de poches de radicalisation en rupture avec les valeurs et traditions marocaines.

Des précédents inquiétants

Les affaires de terrorisme ont révélé une tendance croissante à l’embrigadement familial. M. Habboub a rappelé le cas de la cellule féminine démantelée en 2016, dont les membres avaient adopté l’idéologie de Daech sous influence familiale. Il a également cité l’exemple des frères Mohamed et Omar Maha, auteurs d’attentats suicides en mars 2007 à Casablanca.