Un syndicat des travailleurs immigrés dénonce les expulsions massives en Algérie

Franck Iyanga, secrétaire général de l’Odt travailleurs immigrés au Maroc.

L’Organisation démocratique des travailleurs immigrés au Maroc a dénoncé, dimanche 18 décembre, les expulsions massives d’immigrés subsahariens en Algérie et les propos racistes de l’Algérien Farouk Ksentini président de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l’homme (CNCPPDH), qui avait accusé les migrants de « propager le sida et les MST en Algérie», déclarant que ces maladies sont « ordinaires pour eux ».

Pour Franck Iyanga secrétaire général de l’Odt travailleurs immigrés au Maroc « les propos tenus par un haut cadre algérien, avocat et président de la CNCPPDH qui dépend de la présidence de la République, accusant les migrants subsahariens de porteurs et vecteurs de maladies transmissibles, de la prostitution, de la mendicité, de l’escroquerie, de vol et de fraude sont de nature raciste et discriminatoire à l’endroit de ces migrants qui sont à la quête de lieux pour se reconstruire dans la dignité et le mieux vivre ».

Selon le secrétaire général de l’Odt travailleurs immigrés au Maroc qui s’exprimait, dimanche 18 décembre à Rabat,  lors de la conférence internationale « Changements Climatiques et Migrations : La protection des migrants environnementaux ; responsabilité des Etats » à l’occasion la journée mondiale des migrants, « les migrants d’origine subsaharienne sont victimes d’expulsions collectives brutales, accompagnées de violences et exactions de toutes sortes en Algérie et sont acheminés aux frontières avec le Niger alors qu’ils sont censés être protégés conformément à la législation internationale en la matière ».

La conférence internationale « Changements climatiques et migrations » à laquelle ont prit part des acteurs de la société civile, intervient un mois après la tenue de la conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques COP22 à Marrakech au cours de laquelle a été débattue la question de « La Migration Climatique » comme l’une des causes de l’exode de la plupart des migrants à travers le monde.

Cette 5ème édition est selon les organisateurs un cadre de réflexion et de concertation où acteurs publics et associatifs, ONG et migrants sont appelés à échanger afin de développer et ressortir des stratégies lucides et solides visant le respect des textes légaux en matière des droits de l’homme en général, et des migrants en particulier.

De nombreuses recommandations et revendications ont été retenues à l’issue de cette rencontre dans le but de remédier à la situation des migrants en rapport avec la nouvelle politique migratoire au Maroc et la nouvelle stratégie nationale d’immigration et d’asile mise en œuvre par le gouvernement, conformément à la législation internationale et des principes constitutionnels du Maroc.

Mohamed El Hamraoui

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