Reprise à Salé du procès des événements de Gdim Izik

Tribunal de Salé au Maroc. Procès des accusés dans les événements de Gdim Izik, survenus en 2010 et ayant fait 11 morts, 70 blessés parmi les forces de l’ordre et quatre parmi les civils. AFP / 26-12-2017

La chambre criminelle près l’annexe de la cour d’appel de Salé a repris, lundi  13mars, l’examen du procès des accusés dans les événements de Gdim Izik, survenus en 2010 et ayant fait 11 morts et 70 blessés parmi les forces de l’ordre et quatre parmi les civils.

Lundi, une vidéo des événements sanglants survenus lors du démantèlement du camp Gdim Izik en 2012 a été projetée. La vidéo  fait partie des pièces qui ont été transférées à la cour d’appel par la cour de cassation, qui est une juridiction de renvoi.

Au cours de cette audience, la cinquième après la décision de la cour de cassation du renvoi du procès devant la cour d’appel, la chambre a décidé d’auditionner les témoins après avoir vérifié leur identité. Il s’agit des officiers et des rédacteurs des procès-verbaux de police judiciaire et de cinq autres témoins, dont un qui n’a pu se présenter à cause d’un accident de la circulation.

Le tribunal a procédé lors de cette audience à la présentation des objets saisis, à savoir des appareils talkie-walkie, un ordinateur, des armes blanches, ainsi qu’un CD documentant les événements sanglants qu’a connus le camp de Gdim Izik.

Par ailleurs, la juridiction a indiqué que l’expertise médicale pratiquée sur les accusés sera terminée mercredi prochain et ses résultats seront présentés en audience.

L’audience a été marquée par un débat entre la partie civile et la défense autour de la projection du contenu du CD, une pièce à conviction légale incontournable pour la partie civile, informant sur l’agression contre les forces de l’ordre.

Lors de l’audience du 25 janvier 2017, le tribunal avait rejeté les demandes de mise en liberté provisoire soumises par la défense des accusés. La cour a également rejeté la requête de forme ayant trait à la compétence de la juridiction, et décidé de soumettre les accusés en détention à une expertise médicale auprès de trois spécialistes.

Lundi, trois avocats français des détenus de Gdim Izik, Joseph Brehem, Ingrid Metton et Oulfa Ouled ont publié un communiqué qui dénonce un procès inéquitable, une requête critiquée par plusieurs observateurs indépendants qui affirment que ce communiqué n’est qu’une surenchère politique et un dérapage de la défense des détenus.

Mohamed El Hamraoui  

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