La Banque du Maroc accorde des agréments à cinq banques islamiques

La banque du Maroc a décidé, le 2 janvier 2017, de créer 5 banques islamiques, dites "participatives".

La Banque centrale marocaine a annoncé, le 2 janvier, avoir accordé des agréments à cinq banques islamiques. La banque centrale et le ministère de l'Économie et des Finances ont autorisé la création de cinq banques islamiques, dites "participatives". Trois autres établissements conventionnels seront également autorisés à offrir à leur clientèle des produits bancaires participatifs.

La législation a également été modifiée pour permettre au Conseil supérieur des oulémas, une instance officielle consultative, à accueillir un "Comité charia pour la finance participative", a expliqué Bank Al-Maghrib. Ce comité sera la "seule instance habilitée à émettre des fatwas sur la conformité des produits de la finance participative aux préceptes de l'islam du juste milieu", ajoute le communiqué de la Banque du Maroc.

La Banque du Maroc n'a pas dévoilé la date de lancement de ces "banques halal" dans le royaume, mais selon le ministre de l'Économie et des Finances, Mohamed Boussaid, le Maroc doit émettre les premiers titres financiers islamiques, appelés sukuks, avant mi-2017. Ces nouveaux instruments financiers devraient contribuer au développement de la banque participative, en lui permettant en fonction des besoins soit de placer ses liquidités, soit de mobiliser des ressources pour financer son activité.

Les principaux groupes bancaires marocains avaient déposé des demandes d'agrément pour lancer des filiales "participatives", souvent en s'associant avec des banques islamiques des pays du Golfe.

Selon les spécialistes, la finance islamique pourrait représenter entre 10 et 20 % du système bancaire du Maroc. Une enquête récente dévoile que 98 % des Marocains sont intéressés par les produits bancaires islamiques. Ils sont 43 % à affirmer qu’ils ouvriront des comptes bancaires auprès des établissements islamiques même si les produits bancaires halal s’avéraient plus chers que les services bancaires traditionnels. L'arrivée de ces nouveaux acteurs devrait en tous cas se traduire par l'ouverture de 150 à 200 agences.

 Mohamed El Hamraoui

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